Lui, Olivier, 30 ans, prof de maths à Rouen. Elle, Sophie, 24 ans, étudiante vétérinaire à Marseille. Leurs chances de se rencontrer: zéro… sauf sur le Net !
C’est grâce au site de rencontre evalentin.com qu’ils se sont trouvés. Il cherchait des infos sur Marseille pour préparer ses prochaines vacances, elle lui a virtuellement fait découvrir sa ville. Après cinq mois d’échanges par écran interposé, une première rencontre sur la Canebière, et, un an après, Olivier demande sa mutation pour venir vivre avec elle.
Car si le Net facilite les rencontres, il permet aussi de rendre supportable l’éloignement entre les partenaires, voire de rendre envisageable des amours au-delà des frontières.
“Je passe en moyenne 2 à 3 heures par jour à discuter en ligne avec Olivier” confie Sophie. “On se raconte nos journées, nos sentiments, son boulot, mes exams, on plaisante, on parle de tout et de rien(…) Ces moments sont magiques, vraiment intenses”.
A Olivier d’ajouter: “Notre amour est très fort, sincère, car il résiste à l’absence physique de l’autre (…) V ous en connaissez beaucoup vous des couples vivant ensemble qui discutent plusieurs heures ensemble par jour?”.
Quand la technique abolie les distances
La patience semble donc être le maître mot des “amoureux qui s’bécottent sur le bancs virtuels”. Sans oublier toutefois les nombreux gadgets techno qui aident à rendre l’autre plus présent.
Car si les premiers émois sont uniquement textuels, les cyberamants échangent vite des photos, des fichiers sons ou vidéo, et bardent même leur écran de caméras et de micros pour augmenter la sensation de proximité.
Sandrine, parisienne, amoureuse de Walter, londonien, depuis deux ans, nous livre son expérience pour entretenir son amour à distance. “On s’est vite tous les deux équipés d’un portable pour suivre l’autre n’importe où (…)Et tous les jours on s’envoi une photo différente que l’on installent illico en fond d’écran pour avoir l’impression de vivre au jour le jour ensemble . C’est même moi qui lui dit régulièrement d’aller chez le coiffeur ! ”
On retiendra également de leurs petits rites amoureux on-line, la carte virtuelle pour inviter l’autre à une soirée romantique sur ICQ, un des logiciels de dialogue en direct. “On jouent le jeux à fond” confie Sandrine. “Je m’habille en conséquence, me maquille, prend un bon verre, branche ma webcam. Walter m’envoi une musique romantique à souhait et nous voilà parti pour des moments d’émotion bruts”.
Du Virtuel au Réel
Pour autant, les cyber-relations ne peuvent se pérenniser que si elles se concrétisent aussi dans la vie réelle. “Je ne prenais pas son amour au sérieux avant qu’il ne me scanne son billet de train pour Marseille”, avoue Sophie. “J’ai invité Walter à un concert à Paris après seulement un mois de correspondance sur le Net”, ajoute Sandrine. “Le seul moyen de savoir si ça pouvait coller entre nous, c’était de se rencontrer physiquement. Je n’ai pas été bleuffée par son physique, mais il y a comme de la magie lors de notre première rencontre.”
Mais, entre le virtuel et le réel, il y a toute une différence et c’est lors du premier rendez-vous que ça passe ou ça casse. “Le vrai test, c’est celui de la réalité!” conclu Olivier.