Printemps et libido
Cette fois, ça y est, il suffit de regarder par la fenêtre pour s’en rendre compte: c’est le printemps. On enlève des couches de vêtements, on recommence à traîner le soir en terrasse, on se sent mieux dans ses pompes et, pour couronner le tout, on sent notre libido monter en flêche. C’est bien simple: on a envie de s’envoyer en l’air à la première occasion, on ne réchigne pas quand il s’agit d’enlever nos sous-vêtements et on n’est pas contre d’aller batifoler dans les champs ou sur eValentin.com dans la rubrique “pour une nuit”.
Le soleil est un signal très fort pour le cerveau. L’homme vit aujourd’hui dans un milieu très protégé, très électrifié où on a des lumières artificielles. Mais il faut se rappeler qu’on a évolué dans un milieu où les nuits d’hiver étaient très longues et que le printemps apportaient une modification dans notre physiologie.
La lumière agit directement par le biais de la rétine, cette membrane qui capte la lumière et qui envoie des signaux dans le centre du cerveau, qui agit ensuite comme un chef d’orchestre sur beaucoup de neurotransmetteurs et d’hormones du corps. La lumière est un moyen d’entrer dans le cerveau et de provoquer des changements. Et au printemps, c’est bien ce qu’il se passe. La lumière agit sur le neurotransmetteur principal, qui envoie des messages aux gonades, c’est-à-dire aux testicules chez l’homme et aux ovaires chez la femme, les organes sexuels.
La lumière met de meilleur humeur. Quand on est déprimé, on n’a pas de désir sexuel. Chez tout le monde, même chez les gens pas déprimés, la lumière met de meilleure humeur et le désir revient. A partir du moment où la température est plus clémente, les corps sont aussi plus visibles. Du coup, visuellement, l’attraction sexuelle n’est pas la même du tout qu’en hiver. Beaucoup de signaux sexuels passent par la rétine, la forme des corps… Du coup, on a plus de désir quand on voit plus de choses.
Quand on commence à enlever ses vêtements, on commence à se chauffer. On libère plus d’odeurs et de phéronomes, qui sont aussi des signaux très forts. Tous ces indices, qui signalent la présence et la disponibilité du partenaire sexuel, ont un effet sur notre niveau de dopamines qui fait que notre attention est portée sur ces cibles sexuelles potentiels.
Ca dure tout l’été? Oui, parce qu’un autre facteur entre en jeu: le temps, pas celui qui fait dehors, l’autre. Quand vous rentrez chez vous à cinq heures, c’est métro-boulot-dodo. En hiver, vous rentrez chez vous le soir. En été, vous avez tendance à trainer sur la terrasse d’un café. Du coup ça vous libère une disponibilité temporelle, visuelle… Il y a plein de facteurs et ça dure tout l’été.
Les premiers rapports sexuels ont d’ailleurs plus souvent lieu l’été. Pour tout ces facteurs bien sûr mais également parce qu’à l’âge des premières relations, on n’a pas forcément un endroit où aller et on a tendance à s’envoyer en l’air en pleine nature.
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