Le démon de midi
Passé le cap de la quarantaine, tout peut arriver ! C’est en substance le message que délivrent les sexologues et autres spécialistes du couple. Une étape cruciale dans la vie à deux car c’est à ce moment là que tout peut basculer. On se retrouve à faire le point sur sa vie, avec comme axe de réflexion ce que l’on a pas fait et donc… ce que l’on aimerait faire. Hommes ou femmes, il ne leur en faut pas plus pour céder au démon de midi et se donner des frissons en collectionnant les aventures extraconjugales. Le démon de midi porte bien son nom, c’est la peur que l’on éprouve, arrivé à mi-vie, de ne plus se réaliser pleinement.
L’envie pressante de vivre quelque chose de fort est alors forcément sexuelle, il n’est pas question de s’embarquer dans un raid sportif au Turkménistan ou bien de s’entraîner pour le 100 mètres haies. Physiquement c’est trop tard et ce qui reste pour décharger encore un peu d’adrénaline, c’est la bagatelle !
Nous avons tous besoin de plaire et quand cela se caractérise par le démon de midi, c’est le signe d’un certain manque de confiance en soi poussé à l’extrême. Parce que l’on ne tombe pas vraiment amoureux dans ce type de situation, on entend d’abord flatter son ego.
Les unions les plus solides résistent à cet assaut du temps car elles finissent par se retrouver dans une communauté d’idées et de désirs. On revient l’un vers l’autre, conscients de ce dont on a vraiment besoin. On finit par comprendre que vingt ans de différence ce n’est pas un problème aujourd’hui mais que cela pourrait le devenir. En fin de compte, dans la plupart des cas, le démon de midi se conclut toujours sur un sentiment de déception. Il faut alors savoir positiver en se disant que l’essentiel c’est bien de tester les bases de son couple et de les renforcer.
(source: msn)